Le petit Saint-Marthien

Journal de bord d'un intraterrestre

Groupements d’Achats Communs

Les Groupements d’Achats Communs (GAC) ou les Groupements d’Achats Solidaires  (GAS) rassemblent des consommateurs qui s’engagent dans une démarche de réflexion sur leur mode et leurs habitudes de consommation. Ils ont établi des relations privilégiées avec certains producteurs qui leur fournissent des légumes ou d’autres produits de saison, sous forme de panier ou via un dépôt. Certains fonctionnent avec un abonnement trimestriel, semestriel ou plus rarement annuel. Certains ne prennent que des paniers de légumes bios, d’autres achètent des quartiers de viande ou vont eux-mêmes récolter des salades. Ce sont généralement des initiatives privées, parfois encouragées par des associations locales, qui se multiplient et se déclinent diverses formes.

Un GAC, c’est une alternative à un système de production et de distribution basé sur le profit, qui est constitué d’un groupe de personnes se rassemblant pour s’approvisionner directement chez des producteurs locaux (souvent des légumes, parfois aussi d’autres produits comme du pain, du miel, etc.).



Certains GAS voudraient même conclure des AMAP, Associations pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne, selon le modèle français. Cette formule contractuelle, qui prévoit l’achat anticipé et l’exclusivité de la production d’un agriculteur, en assumant les risques liés aux intempéries ou à une mauvaise récolte, rencontre encore peu de succès en Belgique.

Des liens étroits unissent producteurs et consommateurs et permettent de manger en toute confiance, respectant le travail du producteur. Le GAC participe donc activement au maintien d’une agriculture à échelle humaine et durable  ! Le GAC, c’est aussi l’occasion de retisser des liens et d’instaurer une certaine convivialité avec des personnes de la région, en s’unissant autour d’un même projet…

Un GAC fonctionne idéalement avec une vingtaine de personnes. Comme une classe d’école, au-delà de 30 personnes, le groupe devient souvent trop lourd à gérer. Il faut alors le scinder, sachant qu’en-deça de 15 personnes, un GAC n’apporte pas la garantie d’un débouché suffisant pour le producteur qui doit parfois faire le déplacement pour quelques paniers seulement. Le système s’auto-régule assez facilement. Il repose sur la confiance réciproque. Des visites sont organisées à la ferme pour mieux connaître et comprendre les conditions de production.

L’objectif est de changer sa consommation alimentaire en favorisant la diversité, en diminuant les emballages, en minimisant les transports, en évitant les intermédiaires commerciaux, tout en profitant de prix plus avantageux, etc.

Un GAC ne se limite donc pas à organiser un point de collecte de paniers de légumes. Dans de nombreux GAC, des rencontres/activités conviviales plus ou moins régulières sont organisées ainsi que parfois des réunions pour :

• Passer du temps ensemble, apprendre à mieux se connaître au sein d’un quartier, d’une ville ;
• Partager des recettes ;
• Évaluer et adapter les processus de fonctionnement du groupe et des choix des produits ;
• Goûter de nouveaux produits ;
• Débattre de la vie du quartier, de questions de société ou de ce qui tient à cœur…
• Aller à la rencontre des producteurs pour se rendre compte des réalités du terrain, et découvrir comment est produite notre alimentation !

En fonction de ses disponibilités, chacun peut participer aux différentes tâches (comptabilité, envoi et réception de la commande, répartition au sein du groupe etc.).

Pour inscrire l’agriculture dans le développement durable

LES DIX PRINCIPES DE L’AGRICULTURE PAYSANNE

• Répartir la production pour permettre au plus grand nombre d’accéder au métier et d’en vivre.
• Être solidaire des paysans des autres régions d’Europe et du monde.
• Respecter la nature.
• Valoriser les ressources abondantes et économiser les ressources rares.
• Rechercher la transparence dans les actes d’achat, de production, de transformation et de vente des produits agricoles.
• Assurer la bonne qualité gustative et sanitaire des produits.
• Viser le maximum d’autonomie dans le fonctionnement des exploitations.
• Maintenir la diversité des populations animales élevées et des variétés végétales cultivées.
• Raisonner toujours à long terme et de manière globale.
• Rechercher les partenariats avec d’autres acteurs du monde rural.

→ Transparence •  confiance • qualité • santé • prix équitable • environnement • lien social • proximité


A consulter :

» COURT-CIRCUIT : naissance d’un groupement d’achats à Cahors
» Groupement d’achat bio
» Réseau AMAP

Un commentaire sur “Groupements d’Achats Communs

  1. Amandine
    7 janvier 2014

    Une mine d’or ce post…! 😉

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Cette entrée a été publiée le 19 décembre 2013 par dans Transition.

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