Le petit Saint-Marthien

Journal de bord d'un intraterrestre

Consommacteurs

La consommation responsable ou Consommation soutenable est un comportement qui intègre le fait que les ressources sont limitées, et correspond à un engagement civique actif en vue de la qualité de vie personnelle et collective. L’ASBL Réseau de Consommateurs Responsables (RCR) fait la promotion active d’initiatives locales, collectives et autogérées de « consommation alternative » , qui permettent de remettre l’humain et l’environnement au centre des préoccupations et de reconstruire un système viable sur le long terme.

 » Soyer le changement que vous voulez voir dans le monde… »
Gandi


Réseau de consommateurs responsables • Groupe d’achats communs Système d’échange local Donnerie Friperie Potager collectif Jardin partagé • Réseau d’échanges réciproques de savoirs

Toutes ces alternatives de consommation appartiennent à un même mouvement sociétal. Cette Vidéo de présentation générale des alternatives promues par le RCR a été réalisée pour vous faire comprendre les points communs et enjeux de ces alternatives de consommation, grâce à l’analyse d’ Emeline de Bouver (sociologue et chercheuse à l’Université Catholique de Louvain, et auteur du livre « Moins de biens, plus de liens »).


En quoi ces alternatives peuvent participer à un changement plus important ?

Par les choix individuels de consommation, chacun peut marquer ses préférences pour des produits respectueux des aspects sociaux (produits issus du commerce équitable par exemple), environnementaux (produits dits « écologiques ») ou encore encourager certains producteurs plutôt que d’autres. De tels choix individuels sont nécessaires et à encourager. Nous observons cependant qu’ils ne suffisent pas pour sortir de la logique actuelle de surconsommation (pas d’impact sur la gamme de produits proposés et impact limité sur le système économique actuel) et tisser les bases d’une société plus durable.

Un double changement nous semble impératif : un changement structurel du système économique ainsi qu’un changement collectif dans nos habitudes de vie.

Ainsi, une seconde manière de poser des choix de société et de consommation plus durables passe par la participation à des alternatives collectives de consommation. La surconsommation est le reflet de tendances sociétales, c’est donc ensemble, collectivement, que nous pouvons les faire évoluer.

Le changement structurel du système, qui permettrait d’avoir un impact important sur la société, est un processus lent offrant très peu d’autonomie aux individus. Entamer cette évolution vers une société plus responsable nécessite que des alternatives soient imaginées dans le présent.

Véritables terreaux pour imaginer des outils évolutifs, centrés sur l’humain et la consommation responsable, de plus en plus d’initiatives collectives voient le jour localement tenant compte des besoins et envies de chacun. Les alternatives actuelles ne représentent pas forcément une image « en petit » de l’avenir mais elles participent à l’imagination du futur en poussant un nombre d’entre nous de plus en plus nombreux à poser des choix de consommation plus responsables.

Réseaux d’échanges de savoirs


Au-delà de l’échange de bien ou de service, l’échange de savoir offre une réelle valeur ajoutée, quelque chose d’insaisissable, d’impalpable et pourtant si souvent indispensable : le savoir-faire de chaque homme.  Tout individu possède des talents et des savoirs-faire, alors pourquoi ne pas partager ?

Le RES s’ouvre à tous : jeunes et moins jeunes, retraités, personnes actives ou chômeurs. Il ne faut pas nécessairement avoir fait des études. Aucun diplôme n’est requis. Et si les échanges sont inter-culturels ou inter-générationnels, l’expérience sera d’autant plus enrichissante ! Les RES présentent indubitablement des atouts extraordinaires. On peut les envisager comme une forme d’enseignement avec solidarité et créativité comme philosophie…

→ Réseaux d’échanges réciproques de savoirs de Belgique : www.rers.be
→ Réseaux d’échanges réciproques de savoirs de France :  www.rers-asso.org

Les donneries-friperies


La friperie c’est l’idée de ne pas jeter ou stocker inutilement des vêtements encore en état de servir et dont on a plus usage, « en les remettant en jeu » pour d’autres. Si c’est un avantage économique certain, c’est aussi un bon moyen pour limiter la surconsommation en se procurant les vêtements dont on a besoin ou envie. Mais la friperie n’a pas qu’un côté écolo et bon marché. En effet, le jour de la friperie peut être imaginé comme un jour de solde conviviale durant lequel on se laisse surprendre par les trouvailles faites après avoir eu l’occasion de faire de la place dans son armoire.

Le moment de la friperie est tout autant un moment de convivialité et de rencontre qu’un transfert de vêtements. En outre, la friperie a un trait ludique pour celles et ceux qui prennent plaisir à choisir, fouiller, dénicher et assortir les vêtements qui leur plaisent. En pratique, durant une ou quelques heures les personnes viennent apporter et/ou chercher des vêtements dans un lieu défini, également prévu pour discuter et se rencontrer durant ce moment.

Les Systèmes d’échanges locaux


Un système d’échange local, c’est un système d’échanges de services par l’intermédiaire d’une monnaie virtuelle. Exemple : le temps. Un SEL est donc un système d’échange de services entre les membres d’un groupe. Chaque membre du SEL propose et demande des services selon ses envies, compétences ou besoins. L’unité de mesure des échanges est le temps (1 heure de piano = 1 heure de plomberie). Le système permet en plus de connaître ses voisins en partageant ses passions et compétences.

→  Clés de SEL : Le Système d’Échange Local de Gembloux et ses villages – Belgique
SEL’idaire : association d’information et de promotion des SEL (Systèmes d’Échanges Locaux) – France

Les GAC – groupe d’achat commun


Un GAC (groupe d’achat commun), c’est une alternative à un système de production et de distribution basé sur le profit, qui est constitué d’un groupe de personnes se rassemblant pour s’approvisionner directement chez des producteurs locaux (souvent des légumes, parfois aussi d’autres produits comme du pain, du miel, etc.).

Potagers collectifs & jardins partagés


D’abord vus comme des espaces de production de légumes, les potagers collectifs sont maintenant considérés aussi comme des lieux d’échanges sociaux, de transmission de savoirs, de détente et d’entraide. Les potagers collectifs peuvent prendre plusieurs formes. Ils rassemblent les jardins-potagers ouvriers, collectifs, partagés, d’insertion sociale, pédagogiques ou encore de formation professionnelle.

Les objectifs des potagers collectifs sont nombreux et diffèrent selon les jardiniers : économie d’argent, production de légumes sains, savoureux et bios, autonomie alimentaire, pratique d’une activité de plein air, rencontre avec ses voisins, sans oublier le plaisir de travailler la terre !
Le mode d’organisation va du potager collectif sensus-stricto, où tout le monde sème, entretient et récolte une parcelle commune, au potager parcellisé, où chacun jardine son petit coin de terre. Dans les deux cas, les potagers collectifs permettent un échange de savoirs et de pratiques particulièrement riche et intense !

Lorsque l’objectif principal est la production de légumes, les potagers collectifs sont plus difficiles à organiser, car le travail et la récolte doivent être partagés entre les jardiniers. Par ailleurs, les potagers parcellisés n’empêchent pas des échanges de légumes parfois massifs entre les jardiniers. C’est sans doute une bonne façon pour les novices d’apprendre les bases du jardinage avec des jardiniers plus expérimentés.

→ Voir les articles sur les jardins collectifs : Jardin collectif Petit à Petit et Jardin des Cairns


A consulter aussi :

» Consommer responsable
» Réseau de consommateur responsable – Belgique
» Fondation Good PlanetLa Fondation GoodPlanet est une organisation non-gouvernementale promouvant l’écologie et le développement durable, créée en 2005 par Yann Arthus-Bertrand
» Économie positive et normative

Un commentaire sur “Consommacteurs

  1. Amandine
    7 janvier 2014

    Mention spéciale pour celui-là, vraiment vraiment intéressant!!! Merci pour cette belle pêche aux infos que tu mets si bien en valeur 🙂

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Cette entrée a été publiée le 19 décembre 2013 par dans Transition.

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