Le petit Saint-Marthien

Journal de bord d'un intraterrestre

Eco-centre Le Bouchot

Dimanche 13 octobre

Rencontre avec Anne & Jean-Philippe de la Ferme du Bouchot à Pierrefitte sur Sauldre

Le bouchot - Anne & Jean-Philippe Beau-Douezy

Anne est une passionnée de nature, des animaux terrestres et aquatiques. Pour se détendre, elle tire sur les mauvaise herbes (mais toutes ne sont pas mauvaises) ou se promène en forêt avec son appareil photo.

Jean-Philippe est à l’origine un naturaliste, écrivain et conférencier spécialiste de l’Amazonie. Fondateur d’Europe Conservation France et du CEDREB, il collabore aujourd’hui comme ingénieur conseil à des programmes internationaux de reforestation pour lutter contre la désertification, l’érosion des sols, et préserver la biodivesité et les ressources en eau. Sa passion pour la permaculture date de 2009. Il n’a, depuis, cessé d’apprendre et expérimenter les solutions inventées par Bill Mollison, David Holmgren et tous les permaculteurs qui leur ont succédé (voir nos réalisations pratiques).

Le Bouchot a accueilli de nombreuses formations, dans des domaines touchant à l’écologie, à la permaculture et au développement personnel. En 2012, notamment, la ferme a hébergé une masterclass en permaculture sociale enseignée par la célèbre Robyn Francis, qui dirige le Permaculture College Australia.

L’Eco-centre Le Bouchot

En Sologne, aux portes des châteaux de la Loire, à moins de 200 kilomètres de la région parisienneLe Bouchot est un lieu génial pour découvrir une nature riche et protégée. On y découvre aussi la permaculture. Le Bouchot est une ferme tricentenaire qui figure sur la première carte de France (réalisée par les Cassini père et fils au 18ème siècle). Elle est enchâssée sur la commune de Pïerrefitte sur Sauldre. Un pays d’étangs et de nature préservés.

Sa situation à la frontière de plusieurs zones climatiques (océanique, continentale et méridionale) lui confère une grande diversité floristique.

Zone Natura 2000, la Sologne accueille un grand nombre d’animaux : des grands cervidés aux petites libellules (38 espèces) en passant par les oiseaux (220 espèces), que l’on découvre à travers 2000km de chemins forestiers. La Sologne abrite 1200 espèces de plantes vasculaires dont 5 à 600 sont relativement rares (17 sont protégées dans l’hexagone). C’est aussi un lieu de mystère grace aux forêts denses, difficilement pénétrables, ainsi qu’à l’omniprésence de l’eau — la Malnoue.

Arbres torturés, brumes enveloppantes qui s’élèvent en formes étranges, concourent à l’histoire de la Dame Blanche et aux mythes Solognots.

Une ancienne ferme

Acquise en 2002 par Anne et Jean-Philippe, pour y créer un lieu de vie, d’accueil, d’expérimentation et de formation, la ferme du Bouchot est constituée de plusieurs bâtiments répartis autour d’une grande cour carrée. Certaines constructions sont entièrement charpentées et essentiellement faites de briques fabriquées localement ou dans les villages environnants. Situé dans l’une des dernières plaines agricoles de Sologne, le Bouchot s’ouvre au Sud sur une zone naturelle qui s’étend jusqu’à la Sauldre.

Utilisée jusqu’en 2000 comme ferme de polyculture et d’élevage le Bouchot devait être rénové et aménagé pour devenir un  Ecocentre.

Une rénovation naturelle

La Maison principale, l’écurie, l’étable, la stabulation, après un long nettoyage, ont été rénovées et aménagées. Les matériaux utilisés sont principalement : le chanvre et la laine de bois pour l’isolation, le fermacel et le bois local pour les parements et les cloisons et la chaux et les peintures naturelles pour les revêtements. Portes et fenêtres sont de récupération. Chauffage au bois et traitement des eaux parphytoépuration, récupération des eaux de pluie, tout est fait pour respecter l’environnement.

  • Plusieurs chambres et un gîte permettent maintenant d’héberger simplement et confortablement une vingtaine d’hôtes.
  • Un camping « Pré vert » peut recevoir également 21 campeurs.
  • Une grande salle peut accueillir les formations.

Les 3,1/2 ha ont été colonisés. Petit à petit le Bouchot, dont les arbres avaient presque totalement disparu, est redevenu vert. Plantes et animaux ont intégré tous les espaces.

En dix ans de vie et de travail sur ce coin de terre de Sologne, nous n’avons cessé d’expérimenter et de mettre en œuvre les techniques de la conception écologique et de la permaculture.

Le jardin-forêt comestible

Pour rendre à la nature sa place, il a été nécessaire de planter  des arbres notamment en haies. Les haies forment des obstacles indispensables au vent, favorisent le retour de la biodiversité et constituent des zones frontières naturelles. Les sols dégradés par une longue période d’agriculture conventionnelle ont été laissés aux bons soins des animaux : moutons, ânes et chevaux, pendant plusieurs années.

Deux petits vergers et un potager biologiques ont d’abord été implantés. Après le repos des terrains est venu le temps du Jardin Forêt Comestible. Implanté en 2010, sous forme de Mandala, il occupe une surface de 2 500 m2, il regroupe de nombreux arbres fruitiers, essentiellement des vieilles variétés. Les arbustes (amélanchier, aronia, arbousiers, cassis, goumis, groseilles, casseilles, framboisiers, mures…) constituent l’étage intermédiaire. Les plantes grimpantes (vignes, kiwis, kiwais…) trouvent aussi leur place. Au sol, des fleurs se mélangent aux plantes médicinales et aux légumes permanents. Les sols ne sont pas retournés, mais reconstitués par l’apport de dolomie, du fumier des animaux et d’humus, obtenu par le compostage de déchets végétaux.On y utilise du Biochar, des composts, du BRF,des jus de composts, des purins de plantes, des mycorhizes et des organismes efficaces (EM).  Deux serres complètent l’installation.

Récupération d’eau de pluie et vortex

Une attention particulière a été portée à l’eau. En Sologne la pluviométrie est très irrégulière. Aux hivers parfois très humides se succèdent des périodes de sécheresse, qu’accentue le changement climatique. Pour faire face à ces oscillations et prévenir les manques d’eau et une hygrométrie potentiellement très faible, nous avons réalisé plusieurs réserves qui concentrent les eaux de pluie.

L’eau en mouvement

L’eau qui stagne meurt. Elle peut être mise en mouvement selon les principes de Schauberger et de Steiner.

Un bassin de 100 m3 alimente une réserve de 20 m3, surélevée, située au centre du Mandala. L’eau déborde dans une cascade, après être passée dans un puissant vortex flowform réalisé par le sculpteur anglais Wilkes. Ce système est complété par un anneau de phytoépuration qui permet une filtration de l’eau qui vient d’être ainsi redynamisée. Le bassin au centre de la cour est également doté d’une petite cascade flowform et d’un vortex masculin. L’eau du puits, utilisée en cas de besoin, est aussi brassée dans un grand vortex expérimental sous forme d’un tube translucide d’un mètre de haut de 30 cm de large.

La multiplication des vortex contribue à créer des vibrations favorables aux végétaux et à toutes les formes vivantes.


Pour en savoir +

» Eco-centre Le Bouchot
» Les formations
» Hébergement au Bouchot, visitez le site : http://www.lebouchot.net
» www.pierrefitte-sur-sauldre.fr

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Cette entrée a été publiée le 13 octobre 2013 par dans Carnet de route.

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