Le petit Saint-Marthien

Journal de bord d'un intraterrestre

Micro-ferme d’avenir de la Bourdaisière

Vendredi 13 octobre 2013

Micro-fermes et Fermes d’Avenir

Projet Fermes d’Avenir : démarrage prévu pour Octobre 2013 en Touraine au Château de la Bourdaisière (conservatoire de la Tomate, avec 650 variétés ; parcs et jardins, hôtel de charme).

Le projet Fermes d’Avenir s’étale sur 3 ans de 2013 à 2016 et a pour objectif de créer une micro-ferme « duplicable » dans toutes les régions de France (et d’ailleurs) en s’inspirant des techniques respectueuses des humains et de la Terre de la permaculture et de l’agroécologie.

« Nous souhaitons donner au plus grand nombre l’envie et les moyens de lancer leur propre projet agricole, écologique et rentable. Notre démarche touchera en particulier les agriculteurs souhaitant effectuer leur transition, les citadins souhaitant lancer une activité de maraîchage, et les propriétaires fonciers soucieux de valoriser une partie de leurs terres…

L’objectif principal est de montrer qu’il est possible, sur un hectare, de créer un emploi pérenne en maraîchage biologique.« 
Extrait de la page « Nos Objectifs » .

Programme :

10h : Accueil des participants – Louis Albert de Broglie (Propriétaire du Domaine de la Bourdaisière)
10h15 : Introduction – Philippe Desbrosses (Président de l’Association Intelligence Verte, auteur du Manifeste pour le retour à la Terre)
10h45 : Quelle place pour l’agriculture dans la transition écologique? – Alain Grandjean (Fondateur-associé du Cabinet Carbone 4, président du Comité des experts du Débat National sur la transition énergétique)
11h15 : Les principes de la permaculture – Claire Uzan et Gildas Véret (Experts en charge du projet)
11h45 : L’expérience du Bec-Hellouin – Charles Hervé-Gruyer (Fondateur de la Ferme du Bec-Hellouin)
12h30 : Buffet champêtre de produits locaux
14h15 : Le projet de la Bourdaisière – Maxime de Rostolan (Porteur du projet)
15h15 : La démarche scientifique autour de la Bourdaisière – François Léger (Directeur de l’UMR SAD-APT, AgroParisTech) et Kevin Morel (Doctorant en charge du suivi du projet, AgroParisTech / INRA)
16h : Le soutien des collectivités locales – Jean-Jacques Filleul (Sénateur-Maire de Montlouis-sur-Loire)
16h30 : Un mot des partenaires
17h : Allocution du Ministre Stéphane le Foll (sous réserve) ; premier coup de bêche à l’emplacement de la ferme.

Les acteurs

Louis Albert de Broglie, propriétaire du domaine de la Bourdaisière, est très impliqué depuis plus de 20 ans dans les problématiques du sol, de la biodiversité, et de l’éducation. Convaincu de l’importance de retrouver des habitudes alimentaires saines, et de l’urgence de renouer des relations durables avec la Terre, il souhaite expérimenter à la Bourdaisière le modèle de conception et de mise en place d’une microferme en permaculture, afin de vérifier qu’il est bien économiquement viable, et transposable en nombre dans une grande diversité d’environnements rencontrés en France.

Pour ce faire, nous nous inspirerons de l’expérience menée par Charles Hervé-Gruyer, dans sa ferme du Bec-Hellouin (voir page maraîchage en permaculture), exemple presque unique en France d’une microferme en permaculture à vocation commerciale.
Les paysans-maraîchers de la Bourdaisière suivront tous une formation de 30 jours au Bec-Hellouin pour apprivoiser les techniques et méthodologies qui y sont expérimentées.

Claire et Gildas sont les « experts » en charge du « design » permaculturel du projet de micro-ferme.

Ils seront en charge de structurer et rédiger l’ensemble des contenus de la boîte à outils (celle qui permettra de rendre ce projet de micro-ferme duplicable en France et hors-France).

Ils proposeront aussi des indicateurs économiques, sociaux et environnementaux, afin d’évaluer la pertinence du modèle expérimenté, inspiré de la permaculture, dans notre contexte sociétal.

Maxime de Rostolan servira de cobaye à l’expérience pour prouver qu’un citadin, sans lien à la terre, peut tout à fait se reconvertir et mener à bien un projet agricole lui permettant, au bout d’un certain temps, de vivre convenablement.

Pour mettre tout de même un peu la chance de son côté, Maxime suit une formation en maraîchage biologique depuis janvier 2013, lui délivrant le brevet de gérant d’exploitation agricole (BPREA) pour 2014.

Sans oublier les officiels :

Ministères divers et variés, l’INRA, et l’école AgroParisTech.

Pour assurer tout le suivi scientifique de l’expérimentation (recueil et analyse des données, études d’indicateurs économiques et écologiques), Kevin Morel, doctorant de AgroParisTech, sera encadré par François Léger, directeur de recherches à l’INRA/AgroParisTech, chef du département SAD-APT.

Ce projet Fermes d’Avenir rend cette idée accessible et réalisable par un grand nombre d’acteurs, sans pré-requis de lien à la Terre et en proposant une solution d’accès à des surfaces agricoles non utilisées.

« Dès lors que le modèle aura fait ses preuves, nous pensons que de nombreuses microfermes pourront “pousser” en France. En 10 ans, nous estimons le potentiel entre 50 et 100.000 nouvelles microfermes, investissant ainsi 50 000 à 250 000 hectares. Cela permettrait de fournir des paniers hebdomadaires à entre 1 500 000 à 10 000 000 de familles réparties sur les territoires.

Bien entendu, ces chiffres ne pourront être atteints qu’avec l’aide des pouvoirs publics et une visibilité médiatique importante.

Toute l’ambition que nous portons se résume en une nouvelle vision du territoire. Des fermes de petites surfaces, fortement productives, écologiques et adaptées aux paysages urbains ou semi-urbains, préfigurent un nouveau paradigme des sociétés de demain :

responsables de la santé des écosystèmes et des habitants, garants de services économiques non délocalisables et pérennes, porteurs d’un message positif et pragmatique pour les générations futures…

Nous sommes dès à présent engagés dans la transition, et ces fermes sont notre avenir ! »

Et une belle idée proposée pour essaimer et trouver une solution au problème récurrent d’accès à la terre :

« Le système que nous proposons n’est réalisable que sur des surfaces restreintes, de l’ordre de 1 à 2 hectares, il s’agit donc de terrains de taille particulièrement réduite.

Après de nombreux échanges avec des spécialistes du sujet, nous avons identifié la solution la plus réaliste, la plus simple et la plus bénéfique pour tous : il faudra que les porteurs de projet s’associent à des propriétaires fonciers, dans le cadre d’un bail agricole à définir pour créer une microferme sur leurs terres aujourd’hui inutilisées.

De nombreux propriétaires seraient en effet volontaires pour reproduire un modèle efficace d’agriculture de proximité, d’autant plus qu’il remet de la vie dans cette terre et valorise économiquement la surface.

Le rôle des législateurs serait donc de définir des cadres réglementaires permettant de telles “associations” entre propriétaires et porteurs de projet, en respectant évidemment les droits de chacun. »


A consulter aussi :

» Micro-ferme d’avenir de la Bourdaisière, où en est le projet ?
» Tous les détails sur le site Fermes d’Avenir
» Château de la Bourdaisière
» Horizon permaculture
» Ferme du Bec Hellouin
» AgroParisTech
» Rustica
» Horizon permaculture
» Doc .pdf : Étude permaculturelle du site par Horizon permaculture
» Doc .pdf : Ensemble de la démarche du projet et ses objectifs

Projet Microferme en permaculture Bourdaisière

Projet Microferme en permaculture Bourdaisière

4 commentaires sur “Micro-ferme d’avenir de la Bourdaisière

  1. renou elisabeth
    1 décembre 2013

    TRES UTOPIQUE, comment arriverez vous à faire vivre une famille entière avec si peu d’hectare, micro ferme ou ferme expérimentale. Dommage d’avoir demandé autant d’aides des collecitivités pour guérir la terre alors que nous n’arriverons pas avoir d’aide pour guérir nos ames détruites par l’homme (les psychologues ne sont pas remboursés par exemple)

  2. sam
    26 mars 2014

    « L’utopie ne signifie pas l’irréalisable, mais l’irréalisé. L’utopie d’hier peut devenir la réalité (de demain). » Et merci pour ces expérimentations que j’attend avec impatience !

  3. Lefrançois Claude
    5 janvier 2015

    Je dispose d’un hectare au cœur du Bourbonnais, dans un bourg de très petite taille, à 10km de St Pourçain 03, donc en rase campagne. Un projet tel que le vôtre pourrait-il y être viable?

  4. Le Floc'h
    1 avril 2015

    je découvre !

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Cette entrée a été publiée le 11 octobre 2013 par dans Carnet de route, Micro-ferme, Permaculture.

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