Le petit Saint-Marthien

Journal de bord d'un intraterrestre

Martin Esposito – SUPER TRASH

SYNOPSIS

Martin revient sur les lieux de son enfance. Ces lieux sont maintenant ensevelis par une gigantesque décharge à ciel ouvert.

Seule sa cabane est toujours là, un ancien abri pour les ouvriers agricoles de lʼépoque, maintenant à la lisière de la décharge. Il décide de sʼy installer et de vivre dans ce monde fait dʼordures et rythmé par le ballet, le va-et-vient incessant des camions et bulldozers qui déchargent et nivellent les déchets. Petit à petit les employés de la décharge se familiarisent avec sa présence et lui révèlent les secrets de cette “zone“ : lʼendroit de lʼenfouissement des fûts dʼarsenic, le trajet du lixiviat, ce jus de décharge, ce poison mortel qui sʼécoule à travers une rivière sauvage et foisonnante jusquʼà la mer.

Martin, au fil des jours et des mois, va faire son trou dans ce monde invivable jusquʼà sembler aller vers la folie. Il se nourrit des ordures. Il essaye, malgré tout, de recréer un univers vivable au milieu de la valse des camions qui lʼévitent en le frôlant. Le jeune homme ne veut pas se résigner, il essaye de rendre cet univers ludique, humain. Il écrit dans sa cabane son journal, ses pensées. Il se lave dans la rivière chaque jour comme de retour à un monde primaire. Il soigne les animaux prisonniers de cet enfer, il surfe sur la vague géante générée par les détritus. Il est au-delà de la dénonciation, il essaye par ce film, dans un effort désespéré, de faire une métaphore de notre monde loin de la culpabilité. Il ne veut pas accepter cet univers qui lui a été imposé, il veut se lʼapproprier, lʼingérer, le digérer.

Jusquʼau jour de la fermeture définitive où il sauvera une dernière mouette de lʼempoisonnement. La décharge fermée, Martin erre dans ce no man’s land, avec sa caméra. Il enterre des oiseaux, traîne parmi les Caterpillar abandonnés comme sʼil ne pouvait se résoudre à quitter cet endroit. Tout est recouvert de terre, mais comme des fantômes, des sacs de plastique sʼéchappent du sol et volent dans le ciel emportés par le vent et qui frappent la caméra.

PRÉSENTATION DU PROJET

SUPER TRASH MONTRE L’ENVERS DU DECOR D’UNE CONSOMMATION EXACERBEE.
LES PROTAGONISTES ?
LES DECHETS.
LES RESPONSABLES ?
NOUS TOUS !

Aventurier des temps modernes, Martin Esposito s’est lancé le pari fou de vivre en immersion totale dans une décharge pendant 18 mois, caméra à la main. Le résultat : SUPER TRASH, un documentaire dérangeant qui fait un état des lieux dramatique du traitement de nos déchets. Au final, se sont plus de 600 jours de tournage pour réaliser son premier long métrage. Equipé de 3 caméras, Martin a filmé la cause environnementale de manière inédite, embarquant le spectateur dans une autre réalité. Il aura parcouru des kilomètres d’ordures et filmé les conséquences de la folie d’une société qui consomme et gaspille sans raison.
SUPER TRASH est une production et une distribution indépendante. Loin des circuits habituels, SUPER TRASH a besoin de vous pour bénéficier de la meilleure visibilité. Bien au delà de la recherche de fonds soutenir SUPER TRASH est un engagement citoyen, une véritable prise de conscience.Précision : il n’y pas de droit à rémunération sur ce projet.

Lorsque j’ai vu le film d’Al Gore, Une vérité qui dérange, j’ai eu un déclic… Un choc… Une évidence… Il me fallait faire un tour du monde des décharges à ciel ouvert, un constat mondial sur la pollution liée à la surconsommation, à la surproduction et aux problèmes de recyclage…

Pour moi les pollueurs étaient les gros pays comme la Chine et les Etats-Unis… Et ça me rassurait de le croire. J’ai toujours cru que tout allait bien ici, en France. Je pensais qu’on était dans un pays sans gros problèmes écologiques. Je pensais que je pouvais faire confiance.

J’ai commencé à filmer dans une décharge sur la Côte d’Azur, à deux kilomètres de chez mes grands-parents. Je croyais n’y consacrer qu’une semaine de tournage et enchaîner avec mon tour du monde.

Mais très vite j’ai vu que la folie humaine était aussi présente chez moi, en France. J’ai vu les rivières empoisonnées par ce jus de décharge dont je ne connaissais pas encore le nom : le lixiviat. Alors, jour après jour, pendant deux ans, j’ai filmé ce trou immense qui peu à peu s’est transformé en montagne de millions de tonnes de déchets. Révolté, j’assistais à un drame environnemental et écologique.

Ma mission est de témoigner, là où j’ai grandi,dans ma région, dans mon pays, dans l’endroit que je pensais connaître mieux que personne.

Pour quelles raisons ai-je fait ce film ? Je crois qu’il n’est pas encore trop tard. Nous pouvons encore arrêter ce désastre. On doit agir. On doit se remettre en question, revoir toute la chaîne de production et de consommation… du début à la fin.

C’est mon devoir de montrer, c’est notre devoir à tous de témoigner, pour agir ensemble afin que les choses changent, avant qu’elles ne nous tuent.

Mon grand-père est né ici, Raymond est né ici, ma mère est née ici, je suis né ici, et peut-être un jour mes enfants…

SuperTrash_film

 

Appel à la mobilisation citoyenne !

SUPER TRASH fait un état des lieux dramatique du traitement de nos déchets. Il pose une question cruciale pour notre avenir. C’est un film qui ouvre un débat citoyen.

De nombreux partenaires, concernés comme nous par cette aberration, nous soutiennent déjà dont le journal Marianne.

Et nous devons mobiliser le plus de monde possible pour ce débat. C’est pour cela que nous avons besoin de votre soutien : pour que le film soit le plus largement exposé en France, pour faire de SUPER TRASH un événement et ouvir un débat d’ampleur nationale.
Le film va sortir en salle le 9 octobre 2013, d’ici là il faut que nous puissions donner la meilleure visibilité à SUPER TRASH. Pour atteindre cet objectif, nous avons besoin de réunir a minima 30 000 €.

SuperTrash_film

 

A quoi va servir l’argent ?

SUPER TRASH, c’est une production et une distribution totalement indépendantes. Chaque mercredi, il y a beaucoup de films qui sortent, soutenus parfois par des campagnes de publicités massives.

Nous n’avons pas les mêmes moyens, loin de là…. Pour que SUPER TRASH bénéficie d’une belle visibilité, nous avons besoin de soutien ! Afin qu’il touche le plus de spectateurs possibles et donnent de l’ampleur au débat indispensable qu’il suscite.

L’argent réuni sera investi dans la communication, l’achat des espaces publicitaires (affichage, radio, TV, web…) et l’organisation d’opérations événementielles.

SuperTrash_film_01De bien jolis pieds ont foulé cette chose : c’est le tapis rouge du festival de Cannes (changé 3 fois par jour)


En savoir plus sur Super Trash :
» Le site de Super Trash
» Super Trash sur facebook

Sortie nationale du film le 9 octobre 2013

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Cette entrée a été publiée le 1 octobre 2013 par dans Ethique, Portraits.

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